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Faire face aux fortes charges émotionnelles
Chez beaucoup de femmes, la période qui suit l’accouchement est une période de grande instabilité et fragilité émotionnelles. En revenant à la maison avec un nouveau-né, la maman découvre, parfois avec angoisse, l’énorme responsabilité que représente le petit être auquel elle vient de donner la vie. Ne paniquez pas si vous vous sentez déprimée. Le nombre et la violence des émotions qui vous submergent pendant la période postnatale peuvent sembler insurmontables. Il vous arrivera peut-être de vous sentir effroyablement impuissante devant des choses insignifiantes ou de douter de votre capacité à faire face aux devoirs et obligations d’une maman. Les crises de larmes et les brusques changements d’humeur sont des phénomènes tout à fait normaux. Il n’existe pratiquement aucune nouvelle maman qui, juste après l’accouchement, n’ait été sujette à des coups de cafard, qui ne durent fort heureusement pas longtemps !

Tranquillité, repos, visites
Pour franchir ce cap difficile, le meilleur remède c’est d’avoir conscience de sa « banalité » et d’en parler ouvertement avec votre famille et vos amis. Cela dit, il est important que vous vous donniez le temps et les moyens de retrouver le calme pour faire connaissance avec votre bébé. Vous devez accepter le fait qu’au début de la maternité vous n’aurez pas trop à faire de donner le sein, changer les couches, vous occuper du bébé et dormir. Trop nombreuses, les visites des amis, des proches, des voisins, etc. vous épuiseront. Bien sûr, il est difficile de dire non. Mais essayez tout de même de répartir les invitations sur plusieurs jours et de les fixer à des heures qui vous dispensent de retenir les gens à manger. Les visites de maternité sont souvent plus éprouvantes qu’on ne le croit. Seulement, on ne s’en rend compte qu’une fois les visiteurs partis.